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Les positions moteurs de recherche

Relançons le débat sur le suivi des postions dans les moteurs de recherche depuis l’apparition des résultats personnalisés de Google et bien sûr l’évidence de la longue traîne. Est-ce que se fier à ce critère position est toujours fiable ? Comment ne pas biaiser la réalité du profil sémantique d’un site en surveillant des rankings d’après un liste arbitraire ? Et enfin, sont les logiciels de suivi de référencement une espèce en voie d’extinction ?

Effectivement les SERPs sont aujourd’hui comportementalessegmentées et localisés.

  1. Comportementales (Google personalized search) : chaque résultat est maintenant customisé selon son utilisateur. Depuis peu, qu’il soit connecté sous son compte Google ou non, la personnalisation des résultats se bâtit selon les recherches des 180 jours précédents, les clics enregistré sur les résultats affichés, son profile et bien d’autres paramètres récoltés dans la Google Toolbar ou mieux l’utilisation de Google Chrome (d’où les campagnes commerciales renforcées en France par exemple).
  2. Segmentées : Par là entendez que l’architecture d’une recherche type commerces (“musée”, “hôtel”, …) et une recherche générale (“la philosophie libérale avant le néocapitalisme”) ne vont pas construire la même page de résultat. On a pu remarqué un grand nombre de segments type avec le temps : commerce et services sont systématiquement géolocalisés (l’adresse IP de l’utilisateur est utilisée pour définir l’espace), d’autant plus lorsqu’ils sont accompagnés d’un lieu; actualité importante remontait les articles Google Actualités et maintenant de l’information temps réel; et bien sûr le déploiement des “blended search” ou recherche universelle qui enrichit de médias images et vidéos de nombreuses requêtes génériques.
  3. Localisés : là-aussi Google va pouvoir fournir du contenu ciblé. Une requête “musée”, “cinéma” fait appel au service Google Maps intégré dans les résultats pour afficher directement des adresses.

Du coup, des rapports de positionnement peuvent devenir des indicateurs biaisés étant donné qu’une requête varie selon l’utilisateur et le lieu. Ces 3 constats soulèvent la même conclusion : les mesures de positionnement comme outil de pilotage dans un stratégie SEO ou encore comme rapports référencement clients sont à utiliser avec vigilance pour ne pas dévier. Rappelez-vous les prédictions de Bruce Clay, l’un des gurus du search, Google est aujourd’hui arrivé à l’intégration de ces évolutions dans son infrastructure et les différents algorithmes de recherche (voir la vidéo ci-dessous).

Fin du rapport de référencement ?

Mais comme pour chaque annonce et évolution de Google, ne remettons pas en cause tout le SEO, ni crier à la fin du référencement. Référenceurs et marketeux ne doivent pas ignorer l’obligation de se mettre à jour, un métier qui évolue vite peut paraître effrayant mais d’autant plus excitant ! La recherche personnalisée Google n’a pas tué les positions, mais par contre va élargir le scope entre la position vierge (nouvel utilisateur, pas d’historique de recherche, pas de toolbar par exemple : résultats génériques, équivalente la plupart du temps ceux livré par les outils de positionnement), la position vierge localisée (recherche segment géolocalisé) et une position power-user (utilisateur Google avancé, profil très enrichit par son historique : résultats filtrés et ciblé ).

Et cette même réponse se retrouve chez les éditeurs, ceux qui ne font pas la langue de bois, Caphyon confirme que les résultats de Advanced Web Rankings sont équivalents à ceux utilisant la variable de désactivation des résultats personnalisés (&pws=0), étant donné que AWR est considéré comme un requête dans un autre navigateur, sans clic sur les SERPs, donc sans tracking, donc avec un historique clean.

Conclusion :

Les positions sont toujours très importantes à surveiller, c’est d’ailleurs la première étape d’analyse. Un baromètre sur le champ sémantique métier et/ou produits est indispensable pour connaître la légitimité de son domaine dans les moteurs. Ne plus se focaliser sur une liste fixée mais faire évoluer celle-ci avec une stratégie longue-traine permettra de valider la pertinence de la stratégie. De plus d’autres KPI -qui feront bientôt l’objet d’un dossier- sont à prendre en compte pour compléter un tableau de bord SEO réaliste : nombre de requêtes sur une période, évolution des requêtes, ratio visiteurs par mot-clé, ratio mot-clé par page, taux requêtes notoriété (brand traffic), etc. Et bien sûr on attend aussi dans les outils/logiciels des fonctionnalités permettant de cibler des lieux, ou pourquoi pas simuler des profils utilisateurs pour livrer des rapports non plus génériques mais segmentés, du local SEO, blended SEO !



8 Comments

  1. J'aime l'appellation des 3 profils que tu décris : position vierge, vierge localisée et power-user.

    Il serait intéressant de savoir quel pourcentage de la population française appartient à chaque profil afin de connaître le poids du ranking traditionnel aujourd'hui. Mais je ne suis pas sûr que cela soit chiffrable.

  2. Le positionnement sur les moteurs de recherche est une chose et le positionnement sur Google est un autre chose 😉
    Vraiment incomparables.
    Merci pour l'article.

  3. Merci pour cet excellent article ! Mais comme dit plus haut je pense qu'en effet il serait intéressant de savoir quel pourcentage de la population française appartient à chaque profil

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