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En ces temps de médias sociaux, choisissez votre social-camp !

Prenons ici comme exemple Facebook pour ne citer que le moins populaire, analysons juste quelques-uns des surnoms qui circulent ici en Amérique du Nord (et j’en attends pas moins des créations européennes…) pour se rendre compte que ce nouveau support incontournable de “networking” est vraiment un phénomène social. Allez, je passe pour “freakbook”, sûrement inventé par un utilisateur frustré de ne pas trouver le même niveau qu’un contenu Wikipédia… Je préfère plutôt la comparaison avec “ScopeBook”, du verbe “to scope” qui fait de ces nouveaux réseaux sociaux les meilleurs moyens de surveiller vos amis. Non je n’ai pas dis que Facebook est l’idéal pour les concierges en herbe ou le voyeurisme sociétal, c’est vous qui l’avez pensé 😉 Mais je vous laisse en rire avec cette vidéo.

Médias sociaux dans l’ère du temps, web business model très bien organisé.

C’est très “cool” d’avoir un profil cool sur Facebook (voici mon profil), et/ou MySpace, et/ou SecondLife, et/ou Hi5 et/ou tout autre petit nouveau dans la partie qui arrivera à procurer un engagement et une expérience virtuelle pour prolonger nos ennuyantes existences réélles… J’aurais même envie de l’appeler “FaceCool” (qui se prononce comme Playskool…), tout simplement car ce jouet s’est placé en quelques années comme la première porte d’entrée pour Internet, et pour toute une génération comme le support qui résume le web. Avant on avait Hotmail et MSN pour passer du temps sur le net, maintenant on a Facebook tout en un, à se demander s’il est encore nécessaire d’avoir une barre d’adresse dans Internet Explorer 😉 Je te wall un message et tu me re-wall, et croyez-moi j’ai déjà vécu le cas où tout le monde savait l’info grâce à mon wall sauf moi car j’attendais un coup de téléphone ou un mail… bref, nouvelle culture en plein action !

Les réseaux sociaux sont les nouveaux outils, les nouveaux instruments du statut et de l’image sociale sur Internet. Pour s’amuser et être branché chez la majorité des ados, pour s’affirmer et “exister” chez une part importante des adultes (clin d’oeil à un article de Fred Cavazza au sujet des médias sociaux comme outils), pour construire un réseau chez les entrepreneurs et bien sûr aussi pour se rassembler et faire pression chez de nombreuses communautés (les médias sociaux sont le bout démocratique de l’iceberg des ex-forums qui existent déjà depuis très longtemps). Il existe même des groupes Facebook pour de jeunes retraités à la recherche de propositions excitantes pour animer leur nouvelles vies, mais je vous donnerais le lien quand vous serez arrivé à ce grand moment de vos vies…

Réseaux sociaux et effet social

On pourrait ouvrir un débat (important !) sur l’aspect positif ou négatif du développement et de l’éducation par les réseaux sociaux, mais le but de cet article est plutôt de considérer les réseaux sociaux et les différents comportements qu’ils véhiculent point e vue marketing, aussi bien du côté de l’utilisateur que de l’éditeur.

Voici 3 définitions qui commencent à bien s’exprimer :

  • Réseaux sociaux et applications, nouveau modèle économiqueLe social flânage 2.0 : ou la nouvelle façon de tuer le temps grâce aux réseaux sociaux. On peut rencontrer dans cette catégorie des utilisateurs qui vont se contenter de leur portail favori pour “surfer sur le web” façon nouvelle donne sociale, en gros s’abreuver du contenu sans changer de domaine, la clé de réussite du web business social. Cette catégorie fait le bohneur et la popularité d’applications comme les FunWall, SuperWall, ou bien les jeux pour vendre ses amis ou bien sûr jouer au poker en ligne (voici ici le top 10 de juin, majorité d’application ludiques ou passe-temps). On retrouve ainsi des modèles type YouTube intégrés, messagerie/IM instantanée intégrée et bien sûr des jeux pour garder l’utilisateur en éveil et permettre aux annonceurs un ciblage démographique de leurs publicités (grâce aux informations partagée des utilisateurs). De plus la pérennité du support est elle aussi assurée par le dynamisme de sa communauté, ceci confirme bien la récente orientation de MySpace vers l’open API pour animer son réseau de nouvelles applications et ainsi fidéliser les flaneurs, ou encore le consortium OpenSocial réuni par Google pour sauver ses parts de marché dans l’immense domaine des réseaux sociaux (à lire ce superbe article à ce sujet). Conclusion : le modèle est vraiment gagnant-gagnant, je m’amuse, tu communiques 😉 le bon vieux duo de la pub !
  • Outils médias sociaux, les meilleurs solutions pour votre communication et votre marketingLe social networking : ou la solution pour accélérer les réseautage grâce au web et surtout avoir un aperçu instantané de vos relations, un vrai marché global des compétences, personnelles et professionnelles. En termes économiques on se retrouve plus dans un modèle client-fournisseur où le réseau social devient prestataire des outils de mise en relation ou bien de la qualité et du ciblage de contenu, et c’est justement la qualité de la plate-forme qui fait l’intérêt de l’abonnement (voir à ce sujet un essai sur la typologie des réseaux sociaux). Cette forme suit le court d’un web comme média social, et la tendance des réseaux et communautés basés sur le collaboratif. Qui n’a pas encore son compte sur LinkedIn, Viadeo et j’en passe pour créer des opportunités d’emploi et d’affaires ? Depuis quelques temps, d’autres solutions comme la messagerie communautaire en ligne Twitter, ou les services 2.0 évolués de “pulse” permettent du temps réel de l’activité de vos partenaires (Plaxo, Ziki
  • Le danger du (futur) social spamming : ou comment transformer un outil pertinent en outil de spam… et souvent contre la volonté de ses créateurs. Effectivement le danger d’une mauvaise exploitation du principe de réseau commence à faire son appararition. Je suis tombé par exemple sur un profil BlogCatalog qui avait eu 782 amis après seulement 1 mois ! Quel intérêt ? Quels objectifs ? C’est ici que ce que ce “social spamming” est à considérer : les opportunités marketing d’un réseau si facile et si rapide (surtout pour le marketing viral à la mode sur le web) sont souvent si alléchantes que les mauvaises intentions peuvent nuire au réseau en apportant plus de relations intrusives que de bonnes connexions, et ainsi faire baisser la fréquentation, et bien sûr le fond de roulement publiciatire. Fort heureusement j’ai pour ma part plus de bonnes expériences en termes de networking que de relations spam qui amènent à conclure que les réseaux sociaux ont encore un long avenir devant eux.Social spamming : le risque des réseaux sociaux et la sur-exploitation des carnets d'adresses pour spammer avec le marketing viral

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