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Les applications widgets comme modèles de distribution.

Web 1.0, on bâtit les connexions, on ouvre un nouveau support de communication et on publie des pages web sur ce nouveau média encore au stade de communication unilatérale. [Published Content]
Web 2.0, le réseau est mis en place, le web devient public et les liens se créent. Le réseau devient social et les utilisateurs prennent la parole. [User Generated Content]
Web (3.0), les réseaux sociaux pullulent, les communautés collaborent et partagent. De nouveaux outils de passerelles sont nécessaire pour que la socialisation se développe. [OpenSocial Networking, article à venir…]. On rejoint ainsi l’idée d’un Web 3.0 de recommandations et personnalisations, avec des outils de distributions tels les widgets !

Les widgets deviennent alors des solutions de passerelle très intéressantes, leur évolution et leur poids dans l’écosystème web illustre parfaitement ce que ces applications apporteront comme modèle de distribution, en voici les phases :

  1. Phase prototypes : les premières génération ressemblent à des petits morceaux de codes très complexes à insérer dans les pages. L’intégration nécessite souvent une adaptation du code dans les différents langages de programmation utilisés, rien ne semble dévoiler une l’universalité future des widgets actuels. Cette étape est alors très cloisonnée à des développeurs expérimentés.
  2. Phase de diffusion de l’innovation : les widgets deviennent incontournables dans la blogosphère, la tendance à partager et relier les sources d’information livre aux utilisateurs des plugins et des thèmes préformatés permettant une interconnectivités grâce à ces “gadgets”. Les widgets jouent alors un rôle clé au même titre que les fils RSS et les portails de publication dans la nouvelle sphère 2.0 du web.
  3. Phase démocration : La popularité des blogs créé de nouvelles niches et ainsi apparaissent des services gratuits et des outils simplifiés pour la création de widgets personnalisés à partir de différents types de contenus. Les sites commerciaux et institutionnels se dotent désormais tous de leurs widgets pour distribuer l’information à large échelle et surtout à coûts réduits voir nuls une fois la l’étape dévellopement achevé. Au même moment, les réseaux mobiles et Internet convergent, les appareils mobiles intègrent de plus en plus de services web (iPhone, BlackBerry, SmartPhone, PocketPC,…) et les widgets deviennent des réelles applications multiplateforme pour distribuer l’information dans toutes les circonstances.
  4. Phase normalisation des widgets et des applications : on assiste et on s’engage dans des appareils d’échange social (partage, collaboration, contribution), une nouvelle forme de philosophie façon crowdsourcing-propagation où des places comme Facebook deviennent des nouveaux marchés pour le branding et la communication.Catalogue Facebook, OpenSocial, APIs… Le marché du widget est aujourd’hui à maturité, et ces outils de passerelle semblent la solution pour la nouvelle organisation vers un “web 3.0” qui se veut un Internet comme support clés en main pour que le contenu soit un produit à emporter.

Cette transformation démontre une forte diffusion du concept widget et surtout une volonté de vulgarisation pour le grand public, le postulat étant que les réseaux sociaux nécessitent une forte diffusion fournie par ces outils de passerelle, tel le principe de la pyramide où les réseaux les plus importants ne le deviennent que si leur réseautage est bien soutenu. En complément du concept de widget marketing déjà publié précédemment, le widget est à envisager aussi comme un nouveau modèle de distribution : distribution de l’information multiplateforme, branding & communication, SEO et bien sûr eMarketing (tracking et monitoring des widgets).

À cette issue, la question de sélection du modèle de distribution devient importante. Différentes solutions sont proposées : hosted, self-hosted ou personnalisées ? L’objectif de votre campagne devient une variable clé et la maîtrise des informations de tracking des widgets seront aussi importantes que vos données Analytics du site. WidgetAvenue par exemple propose par exempledes solutions payantes packagées ou hébergées qui ont le mérite de vous laisser toute la marge de manoeuvre dans la conception et la diffusion. Mais à l’heure de l’open-source, des API distribués, et du développement rapide du standard OpenSocial, les solutions online (souvent aussi gratuites!) telles que SpringWidget, Opera Widget et d’autres widgets-makers se montrent souvent plus compétitives et réactives que des conceptions offlines. De plus, les services les plus populaires font office de référence à l’usage des visiteurs qui auront déjà un compte ou un profil pour ces services, prenons par exemple ShareThis ou Feedburner qui offrent une externalisation de certains de vos services de distribution avec une expertise en matière de monitoring. Vouloir rajouter des widgets services identiques amène l’utilisateur à devoir créer des profiles supplémentaires en doublon, à l’heure où le web commence à saturer d’interfaces sociales (voir à ce sujet le très bon article de Jean-Marie Le Ray ). Alors, investir du temps et de l’argent dans un développement personnalisé est-il encore une stratégie pertinente à l’heure de la wikiéconomie ?

Finalement, aussi bien que les blogs ou bien l’interaction avec ses ustilisateurs devenait inévitable dans les stratégies eMarketing depuis le web 2.0, widgetiser son contenu ou des services est aujourd’hui aussi indispensable. Mais sans pour autant rendre son site ou son blog aussi gadgétisé que la Foire du Trône, cette question doit se poser très sérieusement, l’opportunité présenté par le modèle de distribution et de propagation des widget est à double tranchant, par contre l’Internet mobile dévoile des arguments plus pertinents.

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